Les bourgeois de Minerve
de Maryse Rouy
L’auteur
Maryse Rouy est née en 1951 dans le Sud de la France et vit aujourd’hui à Montréal. Avant « Les bourgeois de Minerve » elle a écrit :
— « Azalaïs ou la Vie courtoise » 1995 au Ed. Québec Amérique. Elle a été pour ce roman finaliste du prix Desjardins en 1996 et des lectrices et des lecteurs du journal « Montréal » en 1996 aussi. Ce roman a réédité dans la collection « QA compact » en 2002
— « Guilhèm ou les Enfances d’un chevalier », ED. Québec Amérique, 1997
— « Les bourgeois de Minerve » Ed. Québec Amérique, 1999 ; Paris, France Loisirs, 1999,
Bien sûr, elle a écrit plein d’autres romans.
Le roman

Le roman « Les bourgois de Minerve » a d’abord été édité par Québec Canada puis par France loisirs.
Ce que le roman raconte :
Le village de Minerve, un village français du Languedoc, est hanté par les persécutions des « hérétiques », survenues trente ans auparavant. Au XIIIème siècle l’inquisition sévit. Les habitants cathares y vivent dans la paix jusqu’à l’arrivée de l’armée de Simon de Montfort.
Le livre commence quand on retrouve au bas d’un puit dont dépendait la survie du village, le corps d’un dominicain. Simon de Montfort s’était emparé de ce puit pour assoiffer la population, trente ans auparavant.
Après avoir fait le nécessaire pour le mort, chacun s’inquiète car un inquisiteur va venir. Et beaucoup ont des secrets qui ne veulent révéler ni à l’inquisiteur, ni aux autres habitants.
Il y en a qui se demandent ce que venait faire un dominicain dans leur village. Certains qui ont un passé chargé redoutent qu’il venait pour eux.
Un résidu de cathares qui s’effraient également pensant qu’il venait pour les découvrir.
Et comme les dominicains marchent par deux, tous se demandent où se trouve l’autre.
Le plus terrible, c’est qu’il falloir envoyer quelqu’un à Carcassonne pour révéler à l’évêque qu’un dominicain a été assassiné près de leur village.
Et l’évêque, il va leur envoyer un inquisiteur.
Un inquisiteur ? Mon Dieu, disent certains. Un inquisiteur qui va essayer de découvrir tous leurs secrets.
Certains se voit déjà brûlant sur le bûcher !
Les mots malheurs, conséquences inévitables, menaçait notre avenir. Tous ces mots nous font sentir le danger qui va apparaître.
Tous s’inquiètent donc et peu à peu certains s’accusent.
Il y en même deux qui veulent profiter de la venue de l’inquisiteur pour se venger.
Et il faut se méfier des rumeurs… qui peuvent tourner mal.
L’auteur nous détaille tous les personnages, leurs vies, leurs soucis.
Les jeunes
Ces personnages ont des enfants, et après nous avoir parlé des inquiétudes des uns et des autres, l’auteur nous montre des enfants, souvent jeunes gens, insouciants et ne pensant, pour les filles, qu’aux garçons et les garçons aux filles.
Cela permet de détendre l’atmosphère.
Il y a même un histoire d’amour qui se crée.
La venue de l’inquisiteur
Dès la venue de l’inquisiteur tout ce petit monde s’affole, se concerte…
Ce que j’en ai pensé
Cette lecture m’a plu.
Le roman « Les bourgeois de Minerve » se lit vite, bien qu’il n’ait que 4 chapitres sur environ 280 pages. Mais il y a des signes lorsque l’auteur change de personnages qui permettent de quitter la lecture là, comme si c’était une nouvelle page.
Le livre est prenant. Dès la première page tournée, on a envie de savoir comment ça finira.
Les personnages sont nombreux, mais comme je l’ai souligné en début de cette chronique, l’autrice s’est appliquée à dépeindre chaque personnage important dans sa vie de tous les jours, avant de parler de leur inquiétude pour la venue de l’inquisiteur.
Je me suis beaucoup attachée à Jordane, une jeune fille, et à Gaillarde, la prostituée pour des raisons que je ne dévoilerais pas de peur d’en dévoiler trop.